(A gyertyák csonkig égnek, 1942)
Traduction : Marcelle et Georges Régnier. Langue d’origine : Hongrois
⭐⭐⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Le Général et Conrad ont une enfance et une jeunesse en commun, une grande amitié les unissait, malgré leur différente extraction sociale. Un jour, Conrad disparait sans laisser de traces pour ne pas revenir que quarante années plus tard. Progressivement le long de ces retrouvailles, l’histoire de leur amitié et la progression de leurs différences se dévoilent dans cet huis-clos entre les deux vieillards.
Duel de vieillards :
C’est sans surprise qu’on apprend que ce roman a été adapté avec succès au théâtre. Effectivement, cet huis-clos entre ces deux caractères si différents s’y prête énormément, puisqu’il est par la plupart, un long dialogue entre les deux protagonistes, tenu le jour de leurs retrouvailles.
La structure du récit est superbe : Les évènements qu’on conduit à la ‘fuite’ de Conrad sont petit à petit égrainés, de façon très habile, le long de la conversation entre les deux hommes. Progressivement on va découvrir cette histoire à tiroirs, pleine de rebondissements, rancunes et blessures mal cicatrisés.
Le défaut de réaction de Conrad devant toutes les accusations que le général va lancer à son encontre, est une des clés de ce roman. On va toujours souhaiter que Conrad s’explique plus clairement et donne sa version des faits. Or c’est plutôt le lecteur qui est appelé au travail pour combler ce que l’écrivain a laissé libre à son imagination.
La profonde mélancolie qui se découle de cette amitié perdue et l’amère réflexion sur le temps perdu, teignent ce roman d’un ton crépusculaire irrésistible. Un classique du roman moderne européen.
Citation :
« J’ai compris bien plus tard seulement que les personnes tenant tellement à la sincérité absolue sont celles qui tremblent d’avoir un jour leur vie réellement remplie de secrets inavouables. »








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