(1974)
Langue d’origine : Français
⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Stéphanie, une mannequin connue dans le monde entier, fait une tournée dans Haddan, un pays du golfe persique. De partout à son passage, dans les hôtels, dans les avions, dans les palaces, elle trouve une série de têtes coupées. C’est le début d’une intrigue politique complexe dans laquelle Stéphanie se retrouvera mélangée.
Polar à l’intrigue rocambolesque :
Écrit sur le pseudonyme Shatan Bogat (L’opulent vagabond en russe), ‘Les têtes de Stéphanie’ est une des premières incursions de Gary dans le fabuleux monde des pseudonymes, peu avant qu’il emprunte le nom de son plus connu alter ego Émile Ajar. Ici, il s’agit d’un polar complètement loufoque, avec une intrigue complexe d’origine politique et criminel. Le roman, malgré son développement dramatique, reste très parodique et drôle, porté par un sens de l’humour noir.
Comme d’habitude, le style recherché et élégant au riche lexique, aidé par ce sens unique pour la belle phrase et la paradoxe (voir citation), est en soi un point fort du livre. Mais derrière la beauté des mots il n’y a pas grand-chose. Quand on ouvre ce joli emballage on se retrouve face un livre plutôt creux.
Un Gary qui se veut divertissant mais qui dévient plutôt mou et décidément mineur.
Citation :
« Stéphanie se dit que les Nations Unies étaient un de ces endroits, d’ailleurs nombreux, où les massacres et l’oppression ne font honte à personne, mais où le mot « merde » choque profondément. »








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