(Más allá del jardín, 1995)
Traduction : Pas connue. Langue d’origine : Espagnol
⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Palmira Gadea, femme mûre de la haute bourgeoisie sévillane, vit une existence morne et répétitive. Avec un ensemble de relations sociales et familiales limitées, elle vit cloîtrée dans un cercle sécurisant, incarné dans son magnifique jardin, où elle se sent en paix. Mais suite à plusieurs évènements, le monde stable de Palmira vacille. Tandis que son jardin dépérit, Palmira devra faire face au monde extérieur pour trouver sa vraie identité.
Quête d’identité féminine :
Au moment d’écrire ce roman, Antonio Gala avait déjà connu des gros succès de librairie et était un écrivain très connu et médiatique. Son image de vénérable intellectuel avec sa canne et son phrasé relevé était connue et respectée. Après le succès colossal de ‘La Passion turque’ (Un million d’exemplaires vendus en Espagne), une multitude de lecteurs, notamment des femmes, attendait son suivant roman. ‘La passion turque’, l’histoire d’une passion amoureuse qui bouleverse une vie rangée, parlait sans doute à tout un ensemble de femmes lectrices en quête d’émotion, qui rêvaient d’une vie plus intense. Et voici que Gala répète la même formule : ‘Más allá del jardín’ (‘Au-delà du jardin’) reprend cette volonté, ce souhait intime d’échapper à la réalité pour vivre quelque chose d’émouvant et grand.
Palmira se cherche : est-elle une aristocrate privilégiée ? une maman ? une épouse ? une amante ? A-t-elle toujours besoin d’un homme pour exister en tant que femme ? Palmira va essayer de toucher toutes ces cases pour découvrir sa vraie identité. Sans spoiler, sa quête la mènera loin de l’entre-soi et l’égoïsme qu’elle avait connu auparavant. Sauf que cette recherche personnelle et spirituelle n’est pas structurée de façon cohérente, et elle est parasitée par un développement assez décousu et beaucoup trop riche en rebondissements, notamment vers la fin. Le dernier tier du livre, la partie africaine, est trop schématique comme pour maintenir un certain niveau de vraisemblabilité.
C’est beau et bien écrit, comme d’habitude chez Gala, mais cela ne suffit pas cette fois, et les excès passionnels ne font qu’accroître ce manque de solidité. L’écrivain, principalement connu jusqu’aux années 80 en tant que dramaturge et poète, maîtrise les mots et le phrasée, et il sait faire vivre l’intensité de la quête d’identité de cette femme désorientée avec une vraie conviction littéraire, mais le roman reste confus et irrégulier.








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