(2001)
Langue d’origine : Français
⭐⭐⭐⭐
Ce que raconte ce court roman :
Paris. Moïse, jeune enfant juif un peu triste, qui vit avec son père après la séparation de ses parents, se lie d’amitié avec Monsieur Ibrahim, l’épicier du quartier. La sagesse du vieux musulman va éclairer la vie du petit, et éveiller sa curiosité.
Adopte un nouveau grand-père :
Abandonné par sa mère et malmené par son père, Moïse n’arrive pas à dépasser son mal de vivre, sa vie pourrait basculer facilement. Au fur et à mesure des conversations avec Monsieur Ibrahim, l’épicier du coin, Moïse va découvrir un personnage fascinant. Monsieur Ibrahim va passer d’être un vieux ringard, assis sur son tabouret au fond de sa boutique, à briller par ses étonnantes réflexions sur la vie de tous les jours, comme un sage du quotidien. Il va devenir une figure de grand-père/mentor, qui va guider le passage à l’âge adulte de Moïse, et ouvrir son esprit à des nouvelles façons de voir la vie.
Avec un esprit similaire à celui de ‘La vie devant soi’, le chef d’œuvre de Romain Gary (aka Émile Ajar), présentant une relation entre un enfant et une personne âgée avec contraste entre les religions juive et musulmane au menu. L’apprentissage de la vie à partir de l’expérience des ainés, la tolérance et le respect d’autrui, deviennent les clés autant dans un roman et que dans de l’autre.
2ème roman dans ‘Le Cycle de l’invisible’ de Schmitt, qui se lit totalement indépendamment. Très beau texte sur le passage à l’âge adulte et l’apprentissage des valeurs du quotidien, ‘Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran’, brille par sa simplicité, sa tendresse et sa sensibilité.
Citation :
« Ton amour pour elle, il est à toi. Il t’appartient. Même si elle le refuse, elle ne peut rien y changer. Elle n’en profite pas, c’est tout. Ce que tu donnes, Momo, c’est à toi pour toujours; ce que tu gardes, c’est perdu à jamais. »








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