(1882)
Langue d’origine : Français
⭐⭐⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Octave Mouret, après sa jeunesse à Plassans, en Provence (voir ‘La conquête de Plassans’), débarque à Paris, plein d’ambitions. Il loue une chambre dans un immeuble de la rue de Choiseul. Toute cette communauté de voisins, portrait impitoyable de la nouvelle bourgeoisie, va prendre vie devant nos yeux.
Côté rue côté cour :
‘Pot-bouille’ est le dixième volume de la série Les Rougon-Macquart, première partie d’un diptyque qui retracera le parcours des ambitions d’Octave Mouret dès son arrivée à Paris jusqu’à qu’il devienne le tout-puissant patron des plus grands magasins de la capitale, ‘Au bonheur des dames’. Les deux romans peuvent se lire indépendamment.
Octave Mouret est le fils de François Mouret et Marthe Rougon (‘La Conquête de Plassans’). Il est présenté dans ‘Pot-Bouille’ comme un jeune malin, ambitieux et coureur des femmes, un séducteur un peu crapule, dont son intelligence va lui faire sortir la tête haute de toutes les situations. Octave croque la vie à pleins dents. De lit en lit, et d’étage en étage, par ses diverses amants et conquêtes, Octave nous découvrira les secrets de chacune des familles de cet immeuble parisien. Doté d’une audace et un charme irrésistible, Octave réussira à s’imposer comme incontournable, et plantera les repères de ce qui sera son ascension sociale.
Hypocrite et calculateur, Octave n’hésitera pas à porter un regard de mépris sur tout ce grand monde de la bourgeoisie, avec ses apparences ordinaires, et ses misères cachés. Le ‘pot-bouille’ du titre fait référence à cette cuisine un peu vulgaire, cet envers du décor. Derrière cet immeuble imposant et riche, bouillonne un univers vil et amoral. Les valeurs d’honnêteté et moralité qui sont montrés en public, se décomposent une fois les portes fermées. Tout est mensonge chez les bourgeois, rien n’est authentique.
Chaque étage, chaque famille à ses aventures, ses passions, ses problèmes des filles à marier, son quotidien. On assistera à leurs petits plaisirs, leurs misères et leurs faux-semblants, tout un jeu de miroirs sur le status et les apparences de la bourgeoisie pendant le second empire.
Merveilleux roman, écrit par un Zola bien cynique, peut-être un peu plus drôle et moins sombre que d’habitude. Fournissez-vous d’une guide des personnages sans spoilers et vous suivrez plus confortablement ce roman.
Citation :
« Dans la vie, il n’y a que les plus honteux qui perdent. L’argent est l’argent : quand on n’en a pas, le plus court est de se coucher. Moi, lorsque j’ai eu vingt sous, j’ai toujours dit que j’en avais quarante ; car toute la sagesse est là, il vaut mieux faire envie que pitié »








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