(1869)
Langue d’origine : Français
⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Le scientifique Pierre Aronnax, est appelé à participer en représentation de la France, dans une expédition internationale qui vise à éliminer un terrible monstre marin très rapide et dangereux, qui sème la destruction dans tous les océans du globe, coulant un énorme nombre de navires. Après des mois de chasse, le bateau Abraham Lincoln entre en collision avec cette espèce de narval géant pour découvrir que le monstre est en réalité un sous-marin doté d’une technologie inouïe pour l’époque. Aronnax, son serviteur Conseil, et le harponneur Ned Land, survivants du naufrage, seront fait prisonniers par l’extravagant Capitaine Nemo, seul équipage du sous-marin ‘Nautilus’
Prisonniers dans le Nautilus :
Roman d’anticipation qui peut être vu comme un peu naïf avec nos yeux, mais il ne faut pas oublier que le livre fut écrit bien avant que les sous-marins soient vraiment développés, à une époque où les recherches sur le sujet aboutissaient souvent à des échecs.
L’univers est extravagant et fantastique, et brille par son imagination débordante, mais beaucoup trop de pages sont dédiées à développer des questions biologiques sans importance, à la taxonomie des poissons, où s’attarder à expliquer l’utilité du moindre levier, bouton ou commande du Nautilus. Plein de digressions supposément savantes et des lenteurs truffent un récit beaucoup moins aventurier et plus contemplatif qu’on aurait souhaité pour ce genre de roman. Beaucoup de ces failles sont rattrapés par la fascination et le mystère qui dégage le Capitaine Nemo, homme torturé, dévoré par la haine envers les humains et hanté par un passé traumatique inconnu. Malheureusement, plus on va résoudre les énigmes qui l’entourent, plus la narration va s’aplatir.
Comme d’habitude chez Verne, le message est assez basique : La concorde et les lumières doivent remplacer la guerre et les ombres. Aucune femme n’a la moindre entité dans le récit. Le monde de Verne est un univers strictement masculin peuplé par des aventuriers et des savants.
Sympa par son côté visionnaire et par l’aura énigmatique qui entoure le Capitaine Nemo, mais à côté de ses illustres contemporains Zola, Flaubert, Hugo, etc…, la naïveté des ficelles narratives de Verne font un peu rougir, et le discours social reste un peu poussif et schématique.
Citation :
« J’ai rompu avec la société tout entière pour des raisons que moi seul j’ai le droit d’apprécier. Je n’obéis donc point à ses règles, et je vous engage à ne jamais les invoquer devant moi ! »








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