(Indigenous Literatures from Micronesia, 2019)
Traduction : Pas connue. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐
Ce que raconte ces deux récits autobiographiques :
L’anthologie ‘Indigenous Literatures from Micronesia’, éditée en 2019 par l’Université de Hawaii, sous la direction d’Evelyn Flores et Emelihter Kihleng. Cet ouvrage collectif regroupe un vaste ensemble de nouvelles, poésies, articles et extraits divers, écrits en anglais par plus de soixante-dix auteurs des différents îles et pays de la région de Micronésie : Palaos, Nauru, États fédérés de Micronésie, Guam, Îles Marshall, Kiribati… Ils abordent des thématiques récurrentes dans la littérature océanienne : La menace écologique et de la montée des eaux, le poids de la tradition dans un monde qui avance de façon imparable vers la modernité, et puis l’émancipation de la femme et son rôle dans la société patriarcale.
L’Anthologie inclut uniquement deux textes en prose écrits par un auteur Palauan, les deux sont récits autobiographiques signés par Isebong M. Asang : ‘Moon sickness, green cards and the Taro patch’ et ‘Language with an attitude ; Palauan identity with an English accent.’
Deux récits autobiographiques de Palaos :
Moon sickness, green cards and the Taro patch :
En 1963, alors que Keneddy vient d’être assassiné, Guam peine à se récupérer des désastreuses conséquences du passage du typhon Karen, Isebong est menée par sa mère de retour à Ibobang, sur l’archipel de Palaos. Quatre décennies plus tard, année 2000, Isebong est en passage à Palaos, où elle passait ses étés chez sa grand-mère, et contemple deux dames âgées qui reviennent de leur potager du tubercule Taro. L’occasion de remémorer sa vie et ses origines.
Le récit, même si relativement court, jongle avec trois temporalités : Isebong au présent qui veut récupérera et comprendre l’héritage Palauan qui a marqué sa vie. Puis dans l’année 1963 l’assassinat de Kennedy aurait marqué la famille, et en troisième lieu, le récit plonge dans les années après la deuxième guerre mondiale, avant la naissance de la narratrice. Alors que le pays était dévasté par le conflit, l’attribution de green cards pour citoyens micronésiens dans les années 50 permit à son père de travailler et de s’installer à Guam. À travers ces trois temporalités, Isebong réfléchit à la fragilité de leur mode de vie dans l’archipel de ses origines.
En plus du rappel au mode de vie traditionnel, le potager de Taro agit aussi comme à moyen d’échange entre femmes sur des sujets aussi divers que la sexualité. Le rapport au États-Unis est très marqué par l’obtention de la green card, ainsi comme par l’éducation à l’école qui se fait autant en Palauan qu’en Anglais. L’émancipation des femmes, l’éducation, l’influence des États-Unis versus l’héritage Palauan sont donc certains des thèmes qui touche c’est court mais très intéressant récit autobiographique.
Language with an attitude. Palauan identity with an English accent :
Dans ce récit l’autrice revient sur ses origines palauanes, son enfance et scolarité à Guam et l’influence des États-Unis et de la langue anglaise, autant dans son quotidien que dans le développement de son identité.







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