(Indigenous Literatures from Micronesia, 2019)
Traduction : Pas connue. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐
Ce que raconte ce recueil de poésie, articles et récits :
Éditée par l’Université de Hawaii, sous la direction d’Evelyn Flores et Emelihter Kihleng, cette anthologie regroupe un vaste ensemble de nouvelles, poésies, articles et extraits divers, écrits en anglais par plus de soixante-dix auteurs des différents îles et pays de la région de Micronésie : Palaos, Nauru, États fédérés de Micronésie, Guam, Îles Marshall, Kiribati…
Trois récits de Nauru :
Dans cette Anthologie on trouve uniquement trois extraits en prose d’écrivaines originaires de Nauru. Ils abordent des thématiques récurrentes dans la littérature océanienne : La menace de la catastrophe écologique, le poids de la tradition dans un monde qui avance de façon imparable vers la modernité, et puis l’émancipation de la femme et son rôle dans la société patriarcale.
-Ruby Dediya : ‘Nauru in 2001’ : Cette nouvelle quelque part dystopique fut écrite dans les années 90, se projetant dans un futur immédiat très sombre. Elle raconte l’histoire d’un oiseau qui décide de rester dans son île natale de Nauru, malgré la menace de la montée des eaux. Après l’extraction débridée de toutes les ressources de phosphate, l’île fait face à une catastrophe écologique sans précédents, qui entraine une épidémie de famine, avec des hommes qui voudront tuer l’oiseaux pour le manger.
-Lucia Itsimaera : ‘Egade’ : Dans cette nouvelle une vieille femme célibataire préserve les cultures et traditions de l’île et est respectée par tous. Mais cet équilibre est menacé par l’arrivé des blancs et les changements que la modernité introduit dans la vie traditionnelle. Notamment quand ils commencent à creuser toute l’île pour extraire du Phosphate.
-Alamanda Nauti : ‘The first woman in Parlement, Ruby’s story’. Cet article raconte la vie de Ruby Dediya (autrice d’une autre nouvelle du recueil), première femme élue au parlement de Nauru en 1986, s’engageant pendant des longues années par la cause des femmes, des enfants et de la santé publique, pendant qu’elle était régulièrement méprisée par ses collègues parlementaires, qui lui demandaient de préparer le café, entre autres commentaires sexistes.
Ces trois courtes histoires/articles offrent un aperçu très intéressant de la vie dans l’île, même si ne proposent rien de particulier d’un point de vue purement littéraire.
Citation :
« Absolument tous les êtres vivants de l’île voulaient me tuer pour me manger. »







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