(9 Stories, 1953)
Traduction : Jean-Baptiste Rossi. Langue d’origine : Anglais
⭐⭐⭐⭐
Ce que raconte ce recueil de nouvelles :
Dans un hôtel à côté de la plage en Floride, le couple Seymour et Muriel Glass passe ses vacances. Muriel est dans la chambre et parle avec sa mère des possibles problèmes psychologiques de Seymour, un vétéran de la deuxième guerre mondiale.
Seymour est dans la plage et rencontre une petite fille, Sybil. Seymour propose de chasser des poissons-banane avec ses mains, puis lui explique l’histoire tragique de cette espèce inventée de poissons qui meurent étouffés avec les bananes dont ils se gavent.
Les Glass et d’autres histoires du New-Yorker :
‘Un jour de rêve pour le poisson-banane’ c’est la première nouvelle que Salinger publia dans le New-Yorker, en 1948, et aussi la première dans laquelle apparaît la famille Glass. La nouvelle se centre sur le frère ainé Seymour. Son succès immédiat cimenta le prestige de l’auteur presque du jour au lendemain.
Attention, les nouvelles de Salinger sont très étranges, souvent il ne se passe rien, puis il se passe quelque chose qu’on n’a pas du tout anticipé et qui n’a pas trop de rapport avec ce qu’on a lu, puis rien à nouveau. Ils ont un petit côté impressionniste qui peut être déroutant et donner la sensation que son style est un peu improvisé. Souvent c’est angoissant comme atmosphère. Je vous recommande de lire la première (qui est sans doute la meilleure) et vous serez fixés.
Les 9 nouvelles publiés initialement par le New-Yorker sont :
-Un jour rêvé pour le poisson-banane (A Perfect Day for Bananafish)
-Oncle déglingué au Connecticut (Uncle Wiggily in Connecticut)
-Juste avant la guerre avec les Esquimaux (Just Before the War with the Eskimos)
-L’Homme hilare (The Laughing Man)
-En bas, sur le canot (Down at the Dinghy)
-Pour Esmé, avec amour et abjection (For Esmé with Love and Squalor)
-Jolie ma bouche et verts mes yeux (Pretty Mouth and Green My Eyes)
-L’époque bleue de Daumier-Smith (De Daumier-Smith’s Blue Period)
-Teddy (Teddy)
Citation :
« L’évidence apparait toujours trop tard mais la plus singulière différence entre le bonheur et la joie c’est que le bonheur est un solide alors que la joie est un liquide. »








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