(Maizhe nikoly ne navpaky, 2007)
Traduction : Nikol Dziub Langue d’origine : Ukrainien
⭐⭐
Ce que raconte ce roman :
Ukraine, début du XXe siècle. C’est l’histoire de plusieurs familles voisines dans un village perdu dans les montagnes ukrainiennes, expliquée à travers différents points de vue de personnages impliqués. L’unité et harmonie dans la riche famille Cheviuk va petit à petit se désintégrer lors qu’un violent crime a lieu dans le village.
Le côté obscur du désir :
Dans ce récit simple mais émouvant les évènements tragiques sont mélangés avec le récit de la vie quotidienne dans un village enclavé juste avant la première guerre mondiale. La violence latente, le rôle soumis des femmes et l’angoisse de la guerre qui se dessine à l’horizon sont des sujets clés de ce récit un peu chaotique, qui peine à établir une direction claire. Cependant le livre est touchant et nous renvoie de façon très efficace à cet endroit lointain dans une époque révolue.
La critique du roman se centre principalement sur le rôle passif que les femmes sont obligées de subir dans cette contrée, pratiquement réduites à être la propriété des hommes, même si certaines séquences peuvent choquer par sa crudité. Particulièrement un viol qui devient relation passionnée fera sans doute lever les sourcils du lecteur. Mais, globalement, c’est le caractère corrompu de l’homme le moteur de ce récit. Poussant sans gêne entre le glauque et le sombre, ‘Presque jamais autrement’ se structure autour d’un crime qu’on va décrypter selon différents points de vue et dont les conséquences vont faire éclater le récit au fur et à mesure que la famille centrale se désintègre.
C’est une sorte de version ukrainienne de ‘Le Roi Lear’ de Shakespeare, avec un patriarche vieillissant et ses enfants qui s’affrontent par son héritage. Intéressante sans doute, mais littérairement cela ne va pas trop loin.
Citation :
« Et, dans tous les cas, les gens n’arrivent jamais à remercier les autres par ses bonnes actions, ou à leur faire payer ses injures. Personne. Même pas eux-mêmes. Et ce n’est presque jamais autrement. »








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